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L’or dentaire réapparaît souvent par surprise dans les tiroirs ou les successions familiales : couronnes, bridges, pivots. À Cognac, une estimation gratuite, pesée et spectromètre à l’appui, permet de savoir en quinze minutes ce que ces prothèses valent vraiment.
Une boîte contenant les prothèses d’un parent décédé peut facilement représenter 300 à 600 euros selon la composition.
Dans un tiroir de commode, au fond d’une boîte en carton récupérée lors du déménagement de la maison familiale, parfois dans une petite enveloppe kraft glissée entre deux papiers de notaire : l’or dentaire réapparaît souvent par surprise. Une couronne, un bridge, quelques pivots. On ne sait pas trop quoi en faire. On se demande si ça vaut quelque chose, ou si ce n’est même pas de l’or. Le
rachat d’or dentaire à Cognac répond à cette question de façon concrète, pesée et spectromètre à l’appui.
L’or dentaire, un alliage bien éloigné du 18 carats
Une couronne dentaire n’est jamais de l’or pur. En dentisterie, l’or pur serait trop mou pour supporter les contraintes de la mastication. Les prothèses sont donc fabriquées à partir d’alliages, dont la composition a beaucoup varié selon les époques et les pratiques de chaque laboratoire.
Les alliages dits à haute teneur en or, utilisés jusqu’aux années 1980 dans la plupart des cabinets de ville, pouvaient atteindre 75 à 85 % d’or. Ce sont eux qu’on retrouve encore dans les successions de familles cognaçaises dont les anciens avaient consulté les mêmes dentistes de quartier pendant des décennies. Les alliages plus récents, semi-précieux ou à base de palladium, descendent parfois à 40 %, voire moins. Visuellement, ils se ressemblent tous : jaune franc, brillant, lourd pour leur taille. Impossible d’en juger le titre à l’œil nu.
C’est là qu’intervient le
spectromètre XRF — pour X-ray fluorescence. L’appareil analyse la composition exacte de l’alliage en quelques secondes, sans altérer la pièce. Il donne le titre réel, exprimé en millièmes ou en carats. C’est ce chiffre, et uniquement lui, qui sert de base au calcul du rachat. Pas une estimation visuelle. Pas une fourchette approximative.
Ce que beaucoup ignorent : la prothèse déposée vous appartient
Quand un dentiste dépose une ancienne couronne pour poser un implant ou un bridge en céramique, la prothèse usagée reste juridiquement la propriété du patient. Ce n’est pas de la récupération de la part du cabinet : c’est simplement votre bien.
Beaucoup de gens laissent la pièce sur le plan de travail du praticien, sans y penser. D’autres la rapportent chez eux, la glissent dans une enveloppe et oublient. Une couronne pèse généralement entre 1,5 et 4 grammes. Selon son titre, elle représente une valeur qui peut aller de quelques euros à une cinquantaine. Pour les bridges complets ou les prothèses complexes fabriquées avant les années 1990, le montant monte davantage.
Ce n’est pas une fortune. Mais c’est de l’argent réel, récupéré en dix minutes sur un simple pesage.
Le calcul concret : ni mystère ni approximation
Voilà comment le prix est établi au comptoir, sans détour.
Prenons une couronne récupérée dans une succession : elle pèse 3,2 grammes. L’analyse XRF indique un alliage à 750 millièmes, soit 18 carats. La masse d’
or fin contenu dans cette pièce est donc de 3,2 × 0,75 =
2,4 grammes d’or fin.
Le
cours de l’or ce jour-là est à 85 euros le gramme fin. Le prix brut de référence s’établit à 2,4 × 85 = 204 euros. À ce montant s’applique un abattement de fonte : l’or dentaire ne peut pas être revendu tel quel, il doit être fondu et raffiné avant de réintégrer le marché du métal. Cet abattement, qui couvre les frais d’affinage, se situe généralement entre 10 et 20 % selon les rachats.
Résultat net : entre 163 et 183 euros pour cette seule couronne de 3,2 grammes.
Avec plusieurs pièces, un bridge ou une prothèse partielle, les montants progressent vite. Une boîte contenant les prothèses d’un parent décédé peut facilement représenter 300 à 600 euros selon la composition. Chaque étape de ce calcul est visible au comptoir. La pesée se fait sur balance homologuée, l’analyse XRF est réalisée sous vos yeux, le cours du jour est affiché.
Or dentaire et or bijou : pourquoi le taux diffère
La question revient souvent : pourquoi le prix au gramme de l’or dentaire paraît-il moins avantageux que celui d’un bijou en or 18 carats ?
Un bijou peut parfois intéresser un acheteur pour sa valeur propre — son état, son style, sa marque, son histoire. Dans ce cas, la valorisation dépasse le simple cours métal. Une bague ancienne bien conservée ou un bracelet de joaillerie signé bénéficie d’une prime par rapport au poids brut. C’est ce qu’on appelle la prime de revente.
L’or dentaire, lui, part systématiquement en fonte. Personne n’achète une couronne dentaire pour la porter ou la conserver. Elle sera raffinée, fondue, transformée en lingot ou en grain. La valorisation est donc calculée strictement sur le métal fin, sans prime possible. Ce n’est pas une pénalité : c’est le reflet honnête du marché. Le taux proposé est structurellement différent de celui d’un bijou, et toute enseigne qui prétend offrir « le même prix » sur les deux catégories compense nécessairement ailleurs dans le calcul.
La réalité des héritages cognaçais
Le bassin cognaçais a cette particularité : il est vieux, prospère et fidèle à ses usages. Des familles de négociants, de viticulteurs de Grande Champagne, d’anciens employés des grandes maisons installées sur les quais de la Charente ont souvent conservé leur patrimoine en numéraire, en bijoux et, sans vraiment y penser, en prothèses dentaires. Pas par calcul, mais par habitude de ne rien jeter.
Quand les successions s’ouvrent — à Segonzac, à Jarnac, à Pons, à Barbezieux, ou dans les rues calmes du quartier Saint-Martin de Cognac — les héritiers se retrouvent parfois avec des objets dont ils ignorent la valeur exacte. L’or dentaire fait partie de ces découvertes. Une prothèse posée dans les années 1970, quand les alliages étaient encore à haute teneur en or, peut être bien plus précieuse qu’une couronne récente en céramique avec infrastructure en alliage économique.
Ce contexte est connu des notaires qui gèrent les successions charentaises. Certains orientent régulièrement des familles vers
le comptoir d’achat d’or de Cognac
pour une estimation simple, sans engagement. L’objectif n’est pas de vendre à tout prix, mais de savoir. Mettre un chiffre sur un élément de succession, c’est déjà rendre service aux héritiers.
Ce qu’il faut apporter
Contrairement à ce qu’on imagine parfois, le
rachat d’or dentaire ne demande aucun justificatif sur l’origine des pièces. Il suffit de se présenter avec une pièce d’identité valide. La démarche suit la réglementation standard du rachat d’or entre particuliers, identique à celle appliquée pour les bijoux.
Une question revient dans le contexte des successions : les prothèses récupérées chez un parent décédé peuvent-elles être vendues par les héritiers ? Oui, sans démarche spécifique au-delà de la pièce d’identité du vendeur. Si une déclaration de succession est en cours, il peut être utile d’en informer le notaire, mais ce n’est pas un prérequis à l’estimation ni à la vente.
L’hygiène de présentation est, disons, optionnelle. Les pièces dentaires sont acceptées dans l’état où elles se trouvent. Le comptoir n’est pas un cabinet.
La question du titre : comment repérer les alliages les plus riches
Quelques repères pratiques, si vous voulez trier avant de venir.
L’or dentaire d’avant 1990 est souvent plus riche en métal fin. Les prothèses de cette période affichent une couleur jaune profond, légèrement chaud. Plus la pièce est ancienne, plus il est probable qu’elle contienne un alliage à 75 % ou davantage. Les prothèses fabriquées après 2000 intègrent souvent du palladium ou du nickel, ce qui modifie à la fois la teinte et le titre. Une couleur plus blanche ou plus grise est souvent le signe d’un alliage moins riche en or, parfois entièrement dépourvu d’or selon les fabricants.
Cela dit, l’oeil ne suffit pas. La seule certitude, c’est l’analyse. Une pièce qui semble modeste peut surprendre, et inversement. Il arrive qu’une couronne visuellement ordinaire révèle 85 % d’or sous le spectromètre. Une question de composition, pas d’apparence.
Le cours de l’or joue en votre faveur — pour l’instant
Depuis quelques années, le
cours de l’or à Cognac comme ailleurs évolue à des niveaux historiquement élevés. Ce contexte profite directement aux vendeurs d’or dentaire : le prix au gramme fin est mécaniquement plus intéressant qu’il ne l’était il y a dix ou quinze ans, même pour des alliages à titre moyen.
Cette fenêtre ne durera pas indéfiniment. L’or est un marché mondial, sensible aux décisions des banques centrales, aux tensions géopolitiques, aux arbitrages entre devises. Rien ne garantit que les cours resteront à ce niveau. Remettre à plus tard une estimation d’or dentaire hérité revient à spéculer sans le savoir.
Prendre connaissance de la valeur réelle de vos pièces ne vous engage à rien. L’estimation au comptoir est gratuite.
Ce que l’or dentaire n’est pas
Un point mérite d’être posé clairement. L’or dentaire n’est ni de l’or de joaillerie, ni une pièce de collection, ni un placement. Sa valorisation est réelle mais modeste à l’unité, plus significative quand on cumule plusieurs prothèses sur plusieurs générations.
Il ne faut ni le surestimer ni le négliger. Une couronne isolée de 2 grammes à 750 millièmes vaut une quarantaine d’euros au cours actuel. Une boîte de prothèses familiales peut représenter 400 euros ou davantage. Ce n’est pas un capital, mais c’est mesurable et immédiatement valorisable.
La
Maison Française de l’Or à Cognac traite régulièrement ces dossiers, petits ou plus conséquents, avec le même protocole : pesée certifiée, analyse XRF, calcul au cours du jour, proposition ferme. Un dossier de 40 euros reçoit le même soin qu’un dossier de 600 euros. C’est une question de méthode, pas de montant.
Venir faire estimer son or dentaire à Cognac
L’estimation ne prend pas longtemps. Quinze minutes suffisent dans la plupart des cas, pesage et analyse inclus. Si vous venez de Jarnac, de Pons ou de Barbezieux, le trajet par la RN141 ou par la route de Saintes est plus court qu’on ne le pense. Il n’est pas nécessaire de prendre rendez-vous.
Apportez vos prothèses dans une simple enveloppe ou une petite boîte. L’équipe de
notre boutique cognaçaise
, au
113 avenue Victor Hugo, s’occupe du reste : mesure, calcul, explication. Sans pression, sans promesse préalable. Juste une réponse précise à une question légitime.
Sources
- Alliages dentaires à haute teneur : 75 à 85 % d’or jusqu’aux années 1980
- Poids indicatif d’une couronne : 1,5 à 4 grammes
- Exemple de calcul : couronne 3,2 g à 750 millièmes, cours à 85 €/g fin, résultat net entre 163 et 183 euros
- Abattement de fonte : 10 à 20 % selon les rachets
FAQ
Quel est le prix du gramme d’or dentaire à Cognac en 2024 ?
Le prix au gramme d’or dentaire dépend du cours mondial de l’or et du titre réel de l’alliage mesuré au spectromètre XRF. À titre d’exemple, avec un cours à 85 €/g d’or fin et une couronne à 750 millièmes, le gramme fin contenu vaut 85 € avant abattement de fonte (10 à 20 %). Le cours actuel est affiché directement au comptoir, sans intermédiaire.
Quel pourcentage d’or contient réellement une couronne dentaire ?
Les couronnes posées avant 1990 atteignent souvent 75 à 85 % d’or, tandis que les prothèses plus récentes peuvent descendre à 40 % ou moins, voire contenir du palladium ou du nickel à la place. Visuellement, il est impossible de distinguer les alliages riches des alliages pauvres : seule l’analyse XRF donne le titre exact en millièmes. C’est pourquoi une estimation au comptoir reste indispensable avant toute décision.
Comment estimer la valeur d’une couronne dentaire en or ?
Le calcul repose sur trois données : le poids de la pièce (en grammes), son titre en or fin (mesuré au spectromètre XRF) et le cours du jour. Par exemple, une couronne de 3,2 g à 750 millièmes contient 2,4 g d’or fin ; au cours de 85 €/g, cela représente entre 163 et 183 € nets après abattement de fonte. Chaque étape est réalisée devant vous sur balance homologuée.
Faut-il un certificat ou une ordonnance pour vendre de l’or dentaire ?
Non, aucun justificatif médical n’est requis. Il suffit de présenter une pièce d’identité valide, comme pour tout rachat d’or entre particuliers. Les prothèses récupérées dans le cadre d’une succession peuvent également être vendues par les héritiers, sans démarche spécifique au-delà de la pièce d’identité du vendeur.
Quelle différence entre or dentaire et or bijou pour le calcul du rachat ?
Un bijou peut bénéficier d’une prime de revente liée à son style, sa marque ou son état de conservation, ce qui dépasse la seule valeur métal. L’or dentaire, lui, part systématiquement en fonte et raffinage : la valorisation est donc calculée strictement sur le métal fin contenu, sans prime possible. Cela explique structurellement pourquoi le taux appliqué diffère de celui d’un bijou en or 18 carats.