Au moment de
vendre son or à Angoulême, la première question n’est presque jamais le prix au gramme. C’est l’impôt. Les gens arrivent avec un sachet de pièces ou une vieille gourmette, et l’inquiétude tient en une phrase : qu’est-ce que je vais devoir payer ? La réponse mérite d’être posée au clair, parce que beaucoup d’idées fausses circulent, y compris de l’autre côté du comptoir.
Posons d’abord le cadre. En France, deux régimes coexistent quand vous cédez de l’or physique. Vous prenez celui qui vous arrange, à condition de remplir les bonnes cases.
Deux régimes fiscaux, un choix à faire
Le premier, c’est la
taxe forfaitaire sur les métaux précieux. Elle s’élève à 11,5 % du prix de vente total (11 % d’impôt et 0,5 % de CRDS, une contribution sociale). Elle se calcule sur la somme que vous encaissez, pas sur votre bénéfice. Vous la payez donc même si vous avez perdu de l’argent depuis l’achat. Son intérêt : aucun justificatif d’origine n’est exigé. Pratique pour un lingot reçu des grands-parents, sans papier.
Le second, c’est l’imposition sur la
plus-value réelle. Depuis le 1er janvier 2026, ce taux a grimpé à 37,6 %, après la hausse de la CSG. Il ne porte que sur le gain, l’écart entre votre prix d’achat et le prix de revente. Un abattement de 5 % s’applique chaque année à partir de la troisième année de détention. Au bout de vingt-deux ans, l’exonération est totale. Et en cas de perte, vous ne devez rien.
Lequel choisir ? Tout dépend de votre cas. Sur de l’or acheté il y a longtemps et qui a beaucoup pris de valeur, le forfait à 11,5 % se révèle souvent plus doux. Sur de l’or détenu vingt ans avec sa facture, la plus-value peut tomber à presque rien. Le calcul se fait au cas par cas, jamais à l’aveugle.
La facture d’achat, le papier qui change tout
Voilà le point que trop de vendeurs négligent. Sans facture nominative indiquant le prix et la date d’achat, impossible d’opter pour la plus-value. Vous basculez d’office sur le forfait à 11,5 %.
Cette facture, gardez-la. Rangée avec vos papiers, pas au fond de la boîte à pièces. Pour quelqu’un qui a acheté bas et revend haut, ce simple document représente parfois plusieurs centaines d’euros d’écart.
Le cas de l’héritage revient souvent en Charente. Si l’or transmis n’a pas été mentionné dans la déclaration de succession, les héritiers perdent l’accès au régime de la plus-value et se retrouvent taxés d’office à 11,5 %. Une raison de plus pour faire estimer et déclarer les pièces et lingots au moment du partage chez le notaire.
Les bijoux ne suivent pas la même règle
Attention à ne pas tout confondre. Les bijoux en or relèvent d’un traitement à part. En dessous de 5 000 euros par vente, et sans justificatif, ils sont exonérés. Au-delà, une taxe de 6,5 % s’applique sur le prix total, prélevée directement par le professionnel qui rachète.
Le piège est là, et il a la vie dure. Beaucoup croient qu’un lingot ou des pièces vendus sous 5 000 euros échappent à l’impôt. C’est faux. Ce seuil ne vaut que pour les bijoux et les objets de collection. Une pièce d’or d’investissement, elle, est taxée dès le premier euro. La confusion ressort presque chaque semaine au comptoir.
Ce qu’on vous demande quand vous passez nous voir
Côté pratique, la
vente de votre or à Angoulême suit une procédure simple. On vous demande une pièce d’identité valide, c’est obligatoire pour toute transaction sur les métaux précieux. Le règlement se fait par chèque ou par virement.
Pour la taxe forfaitaire, c’est le comptoir qui remplit la déclaration (le formulaire 2091-SD) et reverse l’impôt à l’administration. Vous touchez une somme nette, sans démarche de votre côté. Si vous préférez la plus-value, vous le signalez avec votre facture, et le calcul se fait avec vous.
Un bon racheteur prend le temps de poser ces questions avant d’avancer un chiffre. D’où vient l’or, depuis quand, avec ou sans papiers. Ces réponses décident du régime le plus avantageux, et c’est le vôtre qui compte, pas celui du comptoir. Chaque situation reste particulière, et pour un patrimoine important, l’avis d’un notaire ou d’un conseiller complète utilement celui du comptoir.
C’est l’esprit dans lequel travaille l’équipe de la
Maison Française de l’Or, à
notre comptoir d’or à Angoulême, au 80 rue de Saintes. Avant de parler prix, on regarde votre dossier. Que vous veniez de Soyaux, de La Couronne, de Ruelle ou de plus loin dans le bassin, l’estimation est gratuite, et l’explication fiscale aussi.
Passez nous voir, avec ou sans rendez-vous, ou demandez une première estimation en ligne. Vous repartirez avec une idée nette de ce que vaut votre or, et de ce que l’impôt en prélèvera vraiment.