Sommaire
- Ce que le carat mesure vraiment
- Le poinçon : première clé d’identification
- De la pesée à la valeur : le calcul du gramme fin
- Le 9 carats : moins d’or, mais pas négligeable
- Ce que le comptoir regarde, concrètement
- Ce qui change selon le moment où vous vendez
- Faire estimer ses bijoux avant de décider
Entre un bijou 9 carats et un bijou 18 carats, la différence de valeur n’est pas symbolique : elle est mathématique. Voici comment lire le titre de votre or et calculer ce qu’il vaut vraiment.
Un bracelet de 20 grammes en 375 millièmes contient 7,5 grammes d’or pur : exactement autant qu’un bracelet de 10 grammes en 750 millièmes.
Vous avez trouvé dans un tiroir un vieux bracelet, une chevalière héritée, quelques chaînes emmêlées. Sur certaines pièces, un minuscule chiffre est gravé : 750, 585, 375. Sur d’autres, rien de visible à l’œil nu. Avant même de penser à vendre, une question s’impose : de quel or s’agit-il vraiment ? Car entre un bijou 9 carats et un bijou 18 carats, la différence de valeur n’est pas symbolique. Elle est mathématique.
Ce que le carat mesure vraiment
Le carat n’est pas une note de qualité. C’est une fraction. Il indique la proportion d’or pur contenue dans un alliage, sur une base de 24 parts.
Un bijou 18 carats contient 18 parts d’or pour 6 parts d’autres métaux : cuivre, argent, palladium selon la couleur souhaitée. Soit 750 millièmes d’or pur. C’est la référence dominante en France et en Europe pour la joaillerie courante, celle qu’on retrouve dans la plupart des successions royannaises ou des bijoux achetés dans les années 1980 et 1990.
Un bijou 14 carats titre à 585 millièmes. Très répandu en Europe du Nord, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Europe de l’Est. Moins courant dans les successions françaises, mais présent dès qu’un bijou a voyagé ou été acheté à l’étranger.
Un bijou 9 carats titre à 375 millièmes. Un peu moins du tiers d’or pur. C’est la norme britannique par excellence, souvent rencontrée dans les bijoux des années 1970-1990, parfois importés, parfois hérités de proches ayant vécu outre-Manche. Dans une région comme le pays royannais, où les familles ont parfois des attaches anglaises ou nordiques, ce titre apparaît plus qu’on ne le croit.
Et le 24 carats ? C’est de l’or pur à 999 millièmes, celui des lingots et des pièces d’investissement. Trop mou pour tenir une forme en bijouterie courante.
Le poinçon : première clé d’identification
En France, tout bijou en métal précieux vendu légalement depuis 1838 porte un poinçon de titre. Pour l’or 18 carats, c’est la tête d’aigle. Pour le 14 carats, une coquille Saint-Jacques stylisée. Pour le 9 carats, une tête de cheval, ou un trèfle selon les périodes.
Ces poinçons sont frappés à la garantie, une institution d’État. Ils certifient que le titre a été vérifié par un tiers indépendant. Sur les bijoux européens importés depuis 2004, un poinçon commun européen peut se substituer aux marques nationales : le millième apparaît alors en chiffres à l’intérieur d’un symbole en étoile.
Un bijou sans poinçon n’est pas forcément sans valeur. Mais il exige une vérification complémentaire. C’est là qu’intervient le spectromètre XRF, un appareil à fluorescence X qui lit la composition d’un alliage en quelques secondes, sans abîmer le bijou. C’est l’outil utilisé au comptoir pour les pièces dont le poinçon est illisible, usé ou absent.
De la pesée à la valeur : le calcul du gramme fin
Une fois le titre identifié, le calcul suit une logique simple. On part du poids brut du bijou, on le multiplie par son titre en millièmes, et on obtient la masse d’or pur contenue, exprimée en grammes fins.
Un bracelet de 10 grammes en or 18 carats contient 10 × 0,750 = 7,5 grammes d’or pur.
Ce même bracelet en or 14 carats : 10 × 0,585 = 5,85 grammes d’or pur.
En or 9 carats : 10 × 0,375 = 3,75 grammes d’or pur.
La valeur de rachat dépend ensuite du cours spot de l’or, coté en continu sur les marchés mondiaux en dollars par once troy, converti en euros par gramme. Ce cours varie chaque jour, parfois de façon sensible. Un bijou estimé un mardi matin peut valoir différemment le vendredi si le marché a bougé. Ce n’est pas une imprécision du comptoir : c’est la réalité d’un métal coté en bourse.
Le 9 carats : moins d’or, mais pas négligeable
Beaucoup de personnes arrivent au comptoir avec des bijoux 9 carats en pensant qu’ils ne valent presque rien. C’est une idée reçue à corriger.
Certes, à poids égal, un bijou 9 carats vaut deux fois moins qu’un 18 carats. Mais les bijoux anglais ou nordiques en 9 carats sont souvent plus massifs pour compenser la moindre teneur. Un bracelet de 20 grammes en 375 millièmes contient 7,5 grammes d’or pur : exactement autant qu’un bracelet de 10 grammes en 750 millièmes. Le raisonnement au poids brut induit en erreur. Seul le gramme fin compte.
À cours actuel, chaque gramme d’or pur représente une valeur réelle. Même un petit bijou 9 carats pesant 5 grammes correspond à environ 1,875 gramme fin. Ce n’est pas une fortune, mais ce n’est pas rien non plus.
Ce que le comptoir regarde, concrètement
Quand vous apportez vos bijoux à notre comptoir d’or à Royan , la procédure est toujours la même : pesée sur balance de précision, lecture des poinçons, vérification au spectromètre si besoin. Chaque étape est visible et expliquée. Le calcul se fait devant vous, sur la base du cours du jour.
Aucun bijou n’est évalué à l’œil. La couleur dorée d’un métal ne prouve rien : il existe des alliages plaqués, des métaux dorés, des bijoux fantaisie qui ne contiennent pas un gramme d’or. L’analyse rigoureuse protège autant le client que le comptoir.
Les pièces d’or suivent la même logique, avec une nuance. Une pièce Napoléon (20 francs or) est frappée en alliage à 900 millièmes, soit l’équivalent d’environ 21,6 carats. Elle contient 5,806 grammes d’or fin. Mais les pièces d’investissement connues se négocient aussi avec une prime au-dessus du cours de l’or pur, liée à leur rareté, leur état et leur liquidité sur le marché numismatique.
Ce qui change selon le moment où vous vendez
Le titre de votre bijou est fixe. Le cours de l’or, lui, fluctue. En période de tensions géopolitiques ou de volatilité des marchés, l’or monte. En phase de stabilité économique relative, il peut marquer une pause. Ces cycles ne durent jamais indéfiniment dans un sens.
La question du bon moment pour vendre n’a pas de réponse universelle. Ce qu’on peut dire : à cours historiquement haut, même un bijou de titre modeste représente une valeur qui mérite d’être estimée plutôt qu’oubliée dans un tiroir.
Faire estimer ses bijoux avant de décider
L’estimation est gratuite et sans engagement au 43 avenue Maryse Bastié à Royan. Vous repartez avec une évaluation précise, fondée sur le titre vérifié et le cours du jour. Vous décidez ensuite, à votre rythme.
Régis Pasquier et l’équipe de la Maison Française de l’Or à Royan reçoivent aussi bien un seul bijou qu’une succession complète avec argenterie et pièces mêlées. Que vous veniez de Saint-Georges-de-Didonne, de Saujon, de Meschers ou de La Tremblade, apportez ce que vous avez. Le comptoir fait le reste.